Quelle ne fût pas ma surprise quand mon directeur m’a demandé d’écrire quelques lignes sur ma double vie professionnelle !

En effet, je suis formatrice ici à l’INFA Bourgogne, mais également agricultrice. Une fois l’ordinateur portable rangé, le vidéoprojecteur replié, la salle fermée à clé après avoir écouté le dernier stagiaire, je dépose mes affaires sur mon bureau, salue mes collègues et direction la ferme. Je troque mes chaussures pour les bottes, mes stylos pour ma canne et mon chemisier pour ma veste chaude. Ma seconde journée commence. Me voilà avec mon mari au milieu de notre verte campagne ramassant nos vaches pour les changer de pré, ou bien dans la stabulation pour aider au vêlage, tenant la vêleuse, apportant de l’eau et du sel pour réanimer le veau.

Autant de tâches, quand je réfléchis un peu, qui sont bien loin de l’ordinaire de la majorité des gens. Je peux citer encore la manutention des vaches pour
les trier, les peser, les soigner. Je revois encore le regard surpris de mes collègues quand je leur ai raconté qu’en rentrant du travail, je suis allée aider
mon mari à « dégonfler un veau ».

Effectivement, un quotidien bien peu ordinaire et bien souvent fatiguant, notamment en période de vêlage et de foin. Cette vie d’agricultrice influence-t-elle ma vie de formatrice ? Très certainement. J’entends très souvent et de plus en plus certains stagiaires avancer l’argument du manque de temps ou de la fatigue pour justifier le manque de travail personnel. Mon rôle est de les accompagner, j’écoute leurs difficultés et je les aide à organiser leur temps de travail. Mais au fond de moi parfois
je « bou(e)s » en pensant à ma situation : formatrice, mère de 2 jeunes enfants, femme d’agricultrice et de maquignon (et oui, mon mari a également deux professions)
et en formation Master 2... Je suis exigeante, parfois trop peut-être, avec les stagiaires tout comme je le suis envers moi. Peut-être est-ce un des facteurs de réussite au DEAMP (Diplôme d’Etat Aide Médico-Psychologique) dont je suis référente ? Cette culture paysanne doit certainement aussi transparaître au sein de notre équipe de formateurs : un franc parlé mais aussi une pudeur m’empêchant d’exposer mes difficultés, ce qui, je le conçois, est difficilement gérable pour mes collègues et ma responsable de secteur.
 

Florence Chevallier INFA Bourgogne1  Florence Chevallier INFA Bourgogne

Photos INFA - Florence, formatrice à l'INFA et agricultrice


Mais ne croyez pas que cette vie n’est que labeur, c’est aussi et surtout une immense richesse que je ne troquerais contre rien. Je passe du monde
de la pédagogie à celui de la terre tous les jours
, j’ai l’impression de traverser un couloir de « culture » et c’est peut-être ce qui fait ma force et mon unicité.

Voilà c’était un itinéraire singulièrement ordinaire, un bout de mon INFA en terre nivernaise !

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